Les malheurs de Crissa – Martha Coolidge – 2009

A la mort de son grand-père, Chrissa et sa famille emménagent chez sa grand-mère pour lui tenir compagnie.

Ce déménagement apporte de nombreux changements dans la vie de Chrissa : une nouvelle école, de nouveaux camarades de classe et des compétitions de natation à préparer…

Chrissa, douce et timide a particulièrement du mal à s’intégrer dans sa nouvelle école. Prise à partie par une bande de pestes dès le premier jour, il lui faudra beaucoup de temps et de courage pour tenir tête à ses harceleuses.

J’attendais l’occasion de voir ce film American Girl avec pas mal d’impatience car, comme beaucoup de personnes, le sujet du harcèlement scolaire me touche particulièrement et j’étais curieuse de découvrir la façon dont American Girl avait traité la question.

Au final, j’ai beaucoup aimé ce film même s’il a esthétiquement un peu vieilli. Gwen et Chrissa sont vraiment touchantes et leur histoire m’a semblé assez réaliste.

J’ai surtout énormément apprécié que la marque de poupées American Girl se soit engagée contre le harcèlement en créant le personnage de Chrissa et en racontant son histoire. Alors certes, ça n’est pas ce film qui mettra fin à ce fléau mais s’il peut participer à la sensibilisation des plus jeunes, les pousser à oser parler… c’est déjà pas mal !

Ce que j’ai trouvé particulièrement intéressant c’est le choix délibéré de ne pas nous montrer les parents de la jeune Tara. Ceux-ci sont totalement absents du film, malgré le renvoi de l’école de leur fille, malgré les convocations chez la directrice qui ont nécessairement eu lieu… C’est comme s’ils étaient totalement désintéressés du sort de leur fille.

Si cela n’excuse pas le comportement de Tara, cela peut contribuer à expliquer son besoin de briller et son absence totale de remise en question.

Cette absence est particulièrement remarquable car elle s’oppose à l’implication de la maman de Sonali dans l’éducation de sa fille. Dès le début de l’histoire, nous la voyons intervenir, s’occuper de sa fille, la forçant à faire ce qui est juste même si cela ne lui fait pas particulièrement plaisir.

Et justement, l’attitude de Sonali va beaucoup évoluer au cours du film, puisqu’à son tour, elle finira par tenir tête à Tara et devenir l’amie de Gwen et Chrissa. Et ce n’est pas rien, car comme l’a dit un sage homme Il faut beaucoup de bravoure pour faire face à ses ennemis mais il n’en faut pas moins pour affronter ses amis.

Tara et Sonali ont des parcours très différents au cours du film et j’ai trouvé cette opposition intéressante. Alors, certes, il y a un petit côté moralisateur qui en émane mais pour le coup, ça ne m’a absolument pas dérangée.

Bref, un film peut-être un peu moins « léger » que les autres mais qui a revêtu une importance tout particulière à mes yeux. Il m’a donné très envie de lire les romans écrits autour du personnage de Chrissa.

Infos : Chrissa Stands Strong. Film réalisé par Martha Coolidge, d’après un scénario de Christine Coyle Johnson et Julie Prendiville Roux, et les romans de Mary Casanova. Sortie US : 5 janvier 2009. Titre français : Les malheurs de Chrissa. Sortie FR : 12 février 2011 sur Gulli. Durée 91 minutes. Disponible sur Amazon Prime.

Distribution : Sammi Hanratty (Chrissa Maxwell), Adair Tishler (Tara James), Ariela Barer (Sonali Matthews), Kaitlyn Dever (Gwen Thompson).

catalogue Jeux et Jouets – 1979

Le catalogue du mois date de 1979 et était mis à disposition des revendeurs qui pouvaient y apposer leurs coordonnées. Edité par La revue du jouet, une publication professionnelle existant encore aujourd’hui, il proposait des jouets sélectionnés par la chambre syndicale des détaillants en jeux, jouets, articles de fêtes et puériculture.

On y trouve des jouets Fisher Price pour les plus jeunes, des poupées Clodrey, des panoplies et costumes Anselme, des miniatures Joustra et Faller, des maquettes Revell, la maison forestière Jeujura et bien d’autres merveilles encore !

Lire la suite « catalogue Jeux et Jouets – 1979 »

Agnès de Villeroy – Bluebell – 1995

poupée Bluebell Agnés de Villeroy

Il y a un peu plus de 3 ans, une poupée attirait notre attention sur ebay. Elle avait tout d’une poupée American Girl… à l’exception de son visage, totalement inconnu.

Seules indications : une marque dans sa nuque : Bluebell et la copie d’une page de catalogue la présentant sous le nom d’Isabelle de Taillebeau dans la série des Petites filles de France.

Intriguées, nos recherches sur le net nous ont alors conduit à un article posté par Barbiecatetsesdolls en 2016 qui nous a permis d’en savoir un peu plus sur ses poupées et surtout de feuilleter (virtuellement) quelques pages du catalogue reproduit dans l’annonce ebay.

La poupée d’ebay s’est vendue à un prix un peu plus élevé que celui que nous étions prêtes à débourser et il nous a finalement fallu attendre les derniers jours de 2020 pour trouver une nouvelle poupée Bluebell en vente et l’adopter. C’est elle que nous vous proposons de découvrir aujourd’hui. Elle s’appelle Agnès de Villeroy.

Lire la suite « Agnès de Villeroy – Bluebell – 1995 »

Une ballerine dans la lumière – Vince Marcello – 2014

Lors du gala d’automne de la Anna Hart School of Arts, Isabelle est repérée par la danseuse étoile Jackie Sanchez qui lui propose une audition pour le ballet Casse-Noisette. 

Folle de joie, Isabelle s’entraîne dur pour obtenir un rôle mais son manque de confiance en elle la met en difficulté.

Heureusement, elle peut compter sur le soutien de ses parents et de sa sœur aînée, Jade, excellente danseuse à qui tout semble réussir.

J’ai regardé ce film juste après celui consacré à Lea et si son histoire est beaucoup moins originale, elle m’a pourtant d’avantage plu. J’ai même été très agréablement surprise par ce film.

Lire la suite « Une ballerine dans la lumière – Vince Marcello – 2014 »

Francette originale – Petitcollin – 2000-…

poupée Peticollin Francette Modes & Travaux reproduction

Dans la petite famille des poupées de Modes & Travaux, il existe une demoiselle aux nattes charmantes qui n’a malheureusement pas rencontré le succès escompté lors de sa sortie.

D’abord proposée en 1958 avec les yeux dormeurs sous le nom de Marie-Françoise, puis à yeux fixes sous le nom de Francette à partir de 1960, ce modèle en novoïd s’est peu vendu et est aujourd’hui très rare.

Certains expliquent ce peu de succès par son air un peu niais (la demoiselle louchait souvent), d’autres par son prix, élevé lors de sa sortie : Francette, en raison de ses yeux dormeurs et de sa perruque de cheveux naturels coûtait 3950 F en 1958 (74€ à la date de cet article) ; Marie-Françoise ne coûtait plus que 15F (25€) en 1960*.

Alors pour combler les collectionneurs, cette poupée est rééditée par Petitcollin sous le nom de Francette originale depuis 2000. Plusieurs variantes se sont succédé et le modèle que nous vous présentons aujourd’hui existe depuis 2012.

Lire la suite « Francette originale – Petitcollin – 2000-… »