American Girl : Ultimate Visual Guide – 2016

L’ouvrage :

Ce livre trouvera sa place dans toutes les bibliothèques de fans des poupées American Girl. Illustré de superbes photos couleur de chaque « personnage historique » et de chaque « fille de l’année », enrichi d’une vaste section dédiée aux poupées « Vraiment moi » et d’un historique détaillé de la marque, ce livre regorge de secrets de fabrication inédits et enchantera ses lecteurs, page après page.

Ce que nous en avons pensé :

Je suis tombée sur ce livre consacré aux poupées American Girl totalement par hasard, au moment de sa sortie en 2016. A l’époque, je n’ai pas hésité un instant avant de l’acheter et si je suis contente d’avoir ajouté ce beau livre à ma collection, quelques éléments m’ont tout de même un peu déçue.

Ce livre se présente comme une mine d’informations sur l’histoire de la marque American Girl ainsi que les poupées qui se sont succédé au fil des années, le tout richement illustré. Alors certes, les photos des poupées et de leur univers sont absolument magnifiques et la qualité de l’objet en lui même est irréprochable, mais question contenu, en tant que collectionneuse, je suis un peu restée sur ma faim…

Tout d’abord, l’ouvrage se concentre essentiellement sur la période la plus récente, depuis le rachat de la marque American Girl par Mattel et la réédition des personnages historiques dans la série « BeForever ». Or un collectionneur a plutôt tendance à s’intéresser aux modèles les plus anciens, sur lesquels la documentation est plus rare.

A mon sens, il aurait été intéressant d’organiser l’ouvrage autour de l’évolution qu’a connue la marque, en présentant les principales différences observées entre les versions successives de chaque poupée.

De même, je trouve dommage que dans un ouvrage qui se présente comme la bible du collectionneur de poupées American Girl, on ne trouve aucune astuce pour dater (même approximativement) les poupées et leurs tenues…

Pour la section dédiée à la gamme « Truly Me », bien évidemment, il était impossible de présenter toutes les tenues et tous les accessoires commercialisés au fil des ans. Cependant, là encore il me semble qu’une présentation de l’évolution des tenues de présentation de ces poupées, représentait le minimum attendu.

Enfin, au regard du nombre de modèles différents dans la gamme « Truly Me », un trombinoscope numéroté aurait été bien utile pour pouvoir utiliser ce livre comme outil d’identification.

Bon, j’ai l’air de beaucoup râler comme cela, mais en réalité, je ne regrette pas du tout mon achat. C’est vraiment un très beau livre, très agréable à feuilleter mais j’attendais quelque chose de différent d’un guide « ultime ». Je m’attendais à un véritable guide du collectionneur et je suis tombée sur un ouvrage plus artistique que technique.

NB : ce livre a également été édité en version « augmentée », avec une jaquette différente et quelques pages d’informations et de conseils supplémentaires, en exclusivité pour la chaîne de magasins Costco.

Infos :  American Girl : Ultimate Visual Guide de Erin Falligant, Laurie Calkhoven, Carrie Anton et Valerie Tripp. Paru aux éditions DK Publishing le 6 septembre 2016. 197 pages. ~25€

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Les différents moules de tête des poupées American Girl

Le mois dernier, je vous proposai de découvrir les caractéristique générales des poupées American Girl. Aujourd’hui, je vous propose de regarder plus attentivement leurs visages.

On dit souvent des poupées American Girl qu’elles ont toutes la même tête. Réalité ou idée reçue ? C’est ce que nous allons essayer de déterminer dans cet article.

Il faut bien reconnaître que les visages de toutes les poupées American Girl qui ont pu exister au fil des années présentent de fortes similitudes. Je pense notamment à leur bouche souriante ouverte sur deux dents. C’est l’une des caractéristiques qui rend ces poupées identifiables au premier coup d’œil.

Pourtant, si l’on y regarde de plus près, on découvre que depuis 1986, la marque a utilisé 9 moules différents. Certains, toujours en usage, ont donné naissances à de très nombreuses poupées différentes ; d’autres ont eu une vie au contraire très éphémère.

Aujourd’hui, je vous propose donc de découvrir ces moules en images, dans l’ordre de leur première utilisation. N’hésitez pas à cliquer sur les images pour les agrandir.

NB : le nom attribué à chaque moule n’est pas un nom officiel mais est unanimement employé par les collectionneurs.

Le moule « classique »

Il s’agit du tout premier moule utilisé, dès 1986, pour créer les poupées Samantha, Molly et Kirsten ainsi que toutes les poupées qui ont suivi jusqu’en 1993, date d’apparition du deuxième moule « American Girl ».

Créé par la marque allemande Götz, il est toujours beaucoup utilisé à l’heure actuelle.

Il se caractérise par un visage rond et de grands yeux ronds au pli externe marqué. Le nez retroussé et les lèvres sont, quant à eux, plutôt fins.

Quelques poupées au moule de tête « classique » ©American Girl

Poupées au moule de tête classique (classic face mold) : Felicity, Kirsten, Samantha, Kit, Ruthie, Molly, Emily, Caroline, Maryellen, Lindsey, Kayley, Nicki, Mia, Lanie, Gwen, Saige, Isabelle, Tenney et les poupées « Truly Me » 2, 3, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 27, 29, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 41, 42, 43, 44, 48, 49, 51, 52, 55, 56, 57, 59, 60, 61, 63, 65, 69, 70, 71, et 78.

Le moule « Addy »

Ce moule a été utilisé à partir de 1993 pour créer la poupée Addy Walker. Elle a naturellement laissé son nom à ce moule, bien qu’il soit également utilisé pour plusieurs autre poupées. Si le moule classique a été dessiné pour ressembler à une fillette de « type caucasien », en créant Addy, les dessinateurs ont voulu lui donner des traits hérités de ses racines africaines.

Ce moule se caractérise donc par des joues plus rondes, un nez et des lèvres plus larges que le moule classique. Les yeux, quant à eux, sont identiques. Il n’est utilisé que sur des poupées au teint plus ou moins foncé.

Quelques poupées au moule de tête « Addy » ©American Girl

Poupées au moule de tête d’Addy (Addy face mold) : Addy, et les poupées « Truly Me » 1, 11, 18, 26, 31, 45, 50, et 58.

Le moule « asiatique »

Ce moule a été utilisé de 1995 à 2011. Il n’a servi que pour la poupée « Truly Me » 4, censée représenter une fillette aux racines asiatiques.

Il se caractérise donc principalement par des yeux en amande bridés et un nez un peu plus large que celui du moule classique. Les premières poupées avaient un teint doré ; les suivantes avaient le même teint clair que les poupées de « type caucasien ».

Le moule de tête « asiatique « ©American Girl

Poupée au moule de tête asiatique (asian face mold) : la poupée « Truly Me » 4.

Le moule « Josefina »

Ce moule est utilisé depuis 1997, d’abord pour la poupée Josefina Montoya dont il tire son nom et par la suite pour diverses poupées.

Il se caractérise par un nez plus long, moins retroussé et un peu plus large que celui du moule classique, des lèvres plus charnues au philtrum marqué, des yeux légèrement ovales au pli externe absent mais à la paupière supérieure marquée, et un menton assez fort.

Poupées au moule de tête de Josefina (Josefina face mold) : Josefina, Nellie, Elizabeth, Julie, Rebecca, Marisol, Chrissa, McKenna, Grace, Lea, Luciana, Blaire et les poupées « Truly Me » 28, 53, 66, 68 et 80.

Le moule « Kaya »

Ce moule a été créé en 2002, tout spécialement pour la poupée Kaya’aton’my. Il n’a été réutilisé qu’une seule fois : pour créer le personnage contemporain Logan Everett.

Il présente la particularité d’avoir la bouche souriante mais fermée, car il est tabou chez les membres des Nez-Perçés de montrer ses dents. C’est en effet une démonstration d’agressivité. Ses autres caractéristiques sont un menton marqué présentant une fossette, des yeux de forme ovale et un nez un peu plus large que celui du moule classique.

Les poupées au moule de tête « Kaya » ©American Girl

Poupées au moule de tête de Kaya (Kaya face mold) : Kaya, Logan.

Le moule « Jess »

Ce moule est utilisé depuis 2006. Il a été créé pour la poupée « Fille de l’année » Jess McConnell et a été depuis  cette date réutilisé pour d’autres poupées, qu’il s’agisse de « Filles de l’année », de « personnages historiques » ou de poupées « Vraiment moi ».

Il se caractérise par des yeux en amande très étirés, un nez moins prononcé que sur le moule classique, des lèvres un peu plus épaisses et surtout un visage plus court et plus rond, aux reliefs peu marqués.

Quelques poupées au moule de tête « Jess »(variante au centre) ©American Girl

Il existe une variante de ce moule, utilisée pour certaines poupées indiquées par une * dans la liste suivante. Cette variante se caractérise par des yeux un peu moins allongés, au pli externe plus marqué.

Poupées au moule de tête de Jess (Jess face mold) : Jess, Ivy*, Kanani, Z et les poupées « Truly Me » 30, 40, 54*, 64*, 72 et 79.

Le moule « Sonali »

Ce moule est utilisé depuis 2009. Il a été utilisé pour la première fois pour la poupée Sonali Matthews, mais en réalité il a été créé quelques années avant pour un prototype de la poupée Mia St. Clair, différent de la version finalement commercialisée.

Ce moule, peu utilisé, se caractérise des yeux ronds et des joues rebondies ainsi qu’une bouche un peu plus grande et un nez un peu plus large que sur le moule classique. La forme générale du visage rappelle, quant à elle, le moule de Josefina. Enfin, les oreilles de ce moule sont très peu détaillées.

Quelques poupées au moule de tête « Sonali » ©American Girl

Poupées au moule de tête de Sonali (Sonali face mold) : Sonali, Cécile, Melody, Gabriela, et les poupées « Truly Me » 46, 47, 62 et 73.

Le moule « Marie-Grace »

Ce moule a été utilisé de 2011 à 2014 uniquement. Créé pour la poupée Marie-Grace Gardner, il n’a jamais été réutilisé.

Il se caractérise par un contour du visage tout en rondeur beaucoup moins marqué que celui du moule classique : les joues sont moins rebondies et les angles du visage sont adoucis, sauf le menton qui est très légèrement saillant.  Les yeux, ronds, sont un peu plus étroit que ceux du moule classique et la forme de la bouche est très semblable à celle du moule de Josefina, quoiqu’avec des lèvres un peu plus fines.

Le moule de tête « Marie-Grace » ©American Girl

Poupée au moule de tête de Marie-Grace (Marie-Grace face mold) : Marie-Grace.

Le moule « Nanea »

Ce moule a été créé en 2017 pour la poupée Nanea Mitchell. Il n’a pas encore été réutilisé.

Il se caractérise par un visage en forme de cœur, un petit menton, de grands yeux aux coins bien marqués, un nez assez large et des lèvres plutôt fines (en particulier la lèvre supérieure).

Le moule de tête « Nanea » ©American Girl

Poupée au moule de tête de Nanea (Nanea face mold) : Nanea.

Variantes

Enfin, en 2018, les moules « classique », »Jess », « Sonali », et « Addy » ont été adaptés pour créer les visages des garçons de la gamme « Truly Me ».

Les principales modifications apportées sont la fermeture de la bouche et un épaississement général des traits censé donner une forme plus masculine au visage.

Les variantes masculines des différents moules de tête ©American Girl

Poupées concernées : « Truly Me » 74, 75, 76, 77.

En guise de conclusion…

Malgré l’existence de ces huit moules différents, les visages sont vraiment très semblables et dans certains cas, il faut un œil exercé pour les distinguer et immédiatement identifier le moule utilisé. D’autant plus que le marquage des nuques ne permet pas de distinguer les moules, comme cela peut être le cas chez Clodrey ou Corolle.

Il ne faut pas non plus oublier qu’une poupée et son identité ne se résument pas à un moule de tête : couleur des yeux, du teint et des cheveux, coiffure, tenues… permettent de distinguer les poupées et de créer de nouveaux personnages totalement inédits.

Pour l’anecdote, je n’ai réalisé que très récemment que deux de mes poupées Corolle favorites (Bénédicte et Ariane), adoptées dans mon enfance et rousses toutes les deux, avaient exactement le même moule de tête !

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Caractéristiques des poupées « American Girl »

Aujourd’hui, je vous propose de passer en revue les caractéristiques communes à toutes les poupées American Girl. Ce petit guide devrait vous permettre de mieux connaitre ces poupées, de les reconnaître plus facilement sur les sites de vente mais aussi de confectionner tenues, mobilier et accessoires à la bonne taille.

Caractéristiques physiques

Les poupées American Girl ont la tête et les membres en vinyle plus ou moins souple, tandis que leur corps est en jersey blanc ou chair, selon l’époque.

Les membres sont montés sur un système de rotules tendues par des élastiques qui permettent à la poupée de tenir debout seule et d’adopter tout un tas de positions, malgré son corps souple. Il s’agit d’un brevet déposé par la marque allemande Götz qui a d’ailleurs fabriqué les premières poupées American Girl.

Les poupées American Girl possèdent 5 point d’articultion : aux hanches, aux épaules et au cou.

Les cheveux sont constitués d’une perruque collée en fibres synthétiques.

Cette perruque permet de donner un mouvement plus naturel que des cheveux impantés, mais nécessite des soins particuliers. De façon générale, il est recommandé de laver et brosser les cheveux de sa poupée le moins souvent possible pour ne pas les abîmer.

Les yeux sont dormeurs quelle que soit leur couleur.

Leur mécanisme d’ouverture et de fermeture comporte des éléments métalliques susceptibles de rouiller s’ils entrent en contact avec de l’eau. Les yeux de la poupée s’ouvriront et se fermeront alors avec difficulté.

En outre, une exposition prolongée à l’eau ou à la chaleur peut provoquer une décoloration irréversible de l’iris.

Enfin, la bouche est entrouverte sur 2 petites dents chez toutes les poupées American Girl, sauf Kaya (et plus récemment les poupées « garçons ») qui ont la bouche fermée.

Mensurations

J’ai listé ici les principales dimensions qui vous seront utiles pour confectionner divers tenues ou objets.

Cependant, la fabrication des poupées American Girl étant partiellement artisanale (en particulier le rembourrage du corps), de très légères variations dans les dimensions du buste peuvent exister d’une poupée à l’autre.

De plus, les plus anciens modèles étaient nettement moins sveltes que les modèles actuels.

Les principales mesures d'une poupée "American Girl"
Les principales mesures d’une poupée « American Girl »

A (hauteur totale) ~45cm
B (hauteur épaule-sol) ~34,5cm
C (hauteur épaule-taille) ~10,8cm
D (longueur de jambe ext) ~23,5cm
E (longueur de jambe int) ~16,5cm
F (hauteur taille-entrejambe) ~9,2cm (face) / 11,4cm (dos)
G (longueur épaule-coude) ~9cm
H (longueur épaule-poignet) ~14cm

1 (diamètre du cou) ~4,5cm
2 (largeur d’épaules) ~11,5cm
3 (largeur milieu aisselles) ~11,7cm
4 (tour de poitrine) ~28cm
5 (tour de taille) ~26,5cm
6 (tour de hanches) ~30,5cm
7 (tour de cuisse) ~14,5cm
8 (tour de mollet) ~13,3cm
9 (tour de cheville) ~10,5cm
10 (tour de bras) ~10cm
11 (tour d’avant-bras) ~10,5cm
12 (tour de poignet) ~8,5cm
13 (tour de main max) ~10,8cm
14 (tour de tête) ~32cm

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Lea Clark – American Girl – 2016

Lea Clark – portrait

Grandir c’est découvrir sans cesse de nouvelles choses, faire de nouvelles expériences… mais l’inconnu peut parfois être effrayant. Lea aime partir à l’aventure pour photographier les animaux et c’est au fond de son cœur qu’elle trouvera le courage de vaincre ses peurs. C’est d’ailleurs au cours d’un séjour en famille au Brésil, au cœur de la forêt amazonienne, qu’elle va être amenée à se dépasser.

Adoptée l’année de sa sortie, je n’avais jamais pris le temps de vous présenter en détails Lea Clark, poupée American Girl « Fille de l’année 2016 ».

Elle était vendue 120$ en boutique et sur internet. Je l’ai achetée neuve auprès d’un revendeur spécialisé.

Lire la suite « Lea Clark – American Girl – 2016 »

American Girl – évolution des tenues de présentation

Aujourd’hui je vous propose de découvrir en images l’évolution des tenues de présentation des poupées modernes de la gamme actuellement nommée Truly Me (« Vraiment moi » en français).

Depuis 1995, cinq collections et onze tenues différentes se sont succédé, correspondant à l’évolution de la mode enfantine au cours de cette période.

Lire la suite « American Girl – évolution des tenues de présentation »

Mia St. Clair – American Girl – 2008

Mia St. Clair 

Dans la famille de Mia St. Clair, tout le monde est fan de hockey sur glace. Si la jeune Mia est aussi à l’aise que ses frères sur la glace, c’est de patinage artistique dont elle rêve. Aura-t-elle le courage de surmonter les difficultés et d’ignorer les tendres moqueries de ses frères pour accomplir son rêve ?

La poupée Mia St. Clair est une poupée de marque American Girl faisant partie de la collection « Girl of the Year ». Il s’agit de poupées représentant des fillettes actuelles et commercialisées pendant un an seulement.

Mia était donc la fille de l’année 2008. Elle était vendue au prix de 90$. J’ai acheté la mienne d’occasion à l’été 2017. Elle portait encore sa tenue d’origine au complet.

Mia a de longs cheveux roux souples, le teint très clair et des pigasses sur les joues et le nez. Une petite tresse sur le côté droit de son visage dégage son front tout en donnant un peu de peps et d’originalité à sa coiffure.

Lea et Mia, deux « filles de l’année » de chez American Girl

Ses yeux noisettes à reflets verts sont les mêmes que ceux de Lea Clark mais en dehors de ce détail, les deux poupées n’ont pas grand chose à voir. Le moule de leurs visages (« classique » pour Mia et « Josefina » pour Lea), leurs teints, leurs maquillages les rendent très différentes, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus.

Avec son visage rond et son teint clair, Mia a un air plus doux et ingénu que l’espiègle (et parfois effrontée) Lea. Elle a l’air un peu plus jeune aussi ; ne trouvez-vous pas ?

La tenue de présentation de Mia se compose d’un pull à col montant fuchsia orné d’un flocon de neige sur le côté droit et doté de trous pour les pouces, d’une jupe en jersey gris ornée d’une broderie bleue et de sequins roses à la ceinture, d’une paire de collants fins roses, d’une petite culotte bleue ornée d’étoiles et d’une paire de baskets montantes en toile bleu clair.

Mia St. Clair dans sa tenue de présentation complète

J’aime beaucoup cette tenue, moderne et vraiment représentative de l’époque et l’univers de la poupée. Le pull, la jupe épaisse, les collants évoquent sans peine les froides journées d’hiver passées à la patinoire. Les matières sont chaudes et confortables et beaucoup de soin a été apporté aux petits détails. Par exemple, j’adore les trous prévus dans les manches du pull pour passer les pouces de la poupée ou les baskets de toile à semelle crantée.

Quelques détails de la tenue de Mia

De nombreuses autres tenues et accessoires étaient également disponibles tout au long de l’année 2008 pour compléter le trousseau de Mia : patins à glace, tuniques de patinage, maillot de hockey, baladeur numérique (fonctionnant réellement)…

En revanche et à mon grand regret, si deux romans ont été publiés, il n’y a pas eu de film réalisé à son sujet comme cela a pu être le cas pour d’autres « filles de l’année ». Pourtant, j’aurais adoré regarder une histoire de patinage et faire la connaissance de toute la tribu St. Clair « en chair et en os ».

La page officielle consacrée à Mia

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Une (brève) histoire des poupées « American Girl » – Partie 2

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir la suite de l’histoire des poupées « American Girl ». La semaine dernière, nous avons vu les événements marquants des années 1980 et 1990, de la naissance de ces poupées jusqu’au rachat de la société par Mattel. Aujourd’hui, intéressons-nous à deux décennies plus proches de nous…

Les années 2000…

Deux ans après avoir vendu sa société à Mattel, Pleasant Rowland se retire totalement de la direction du groupe qui sera officiellement renommé « American Girl » en 2004.

En 2000, est également lancée une nouvelle gamme : « American Girl Mini’s » . Il s’agit de vitrines miniatures représentant des chambres de poupée aux styles très variés que l’on pouvait acheter complètes ou à composer soi-même à partir de kits d’accessoires.

La décennie 2000 est globalement riche en créations et changements avec tout d’abord le lancement des éphémères poupées de la collection « Girl of the Year » . La première poupée de cette série sort à l’été 2001 et est commercialisée jusqu’en 2002. Elle s’appelle Lindsey Bergman. La poupée suivante sort en 2003 et dès 2005, une nouvelle poupée voit le jour tous les ans. Cette série existe encore aujourd’hui et de futurs articles vous présenteront individuellement chacune de ces poupées.

Les années 2000 voient aussi arriver de nouveaux personnages historiques :

  • en 2000, Kit Kittredge représentant la période de la Grande Dépression et plus particulièrement l’année 1934 est créée. Sa meilleure amie Ruthie Smithens est, quant à elle, commercialisée à partir de 2008 ;
  • en 2002, Kaya’aton’my, membre de la tribu des Nez-Percés fait sont apparition en tant que représentante des premiers habitants du continent américain. La même année, la compagnie lance la collection « Girls of Many Lands » : une série de romans et de poupées folkloriques de collection ;
  • en 2004, Nellie O’Malley vient tenir compagnie à sa meilleure amie Samantha Parkington, l’une des toutes premières poupées créées,
  • deux ans plus tard, en 2006Emily Bennett, jeune anglaise, vient rejoindre son amie Molly McIntire,
  • en 2007, c’est au tour de Julie Albright et de son amie Ivy Ling, fillettes des années 1970,
  • enfin, en 2009, Rebecca Rubin, jeune fille juive issue de la seconde vague d’immigration européenne vers les USA au début du XXème siècle rejoint la collection.
Les trois premiers films créés autour des poupées « American Girl »

On note également la sortie de plusieurs films* mettant en scène les aventures de certaines poupées :

  • en 2004, la Warner Bros propose Samantha : An American Girl Holiday,
  • en 2005, c’est au tour de « Felicity, une jeune fille indépendante » (Felicity : An American Girl Adventure en version originale). C’est l’occasion pour Mattel de créer la poupée Elizabeth Cole, meilleure amie de Felicity. Cette poupée est créée à l’image de l’actrice du film : blonde aux yeux bleus. Toutes les illustrations du personnage sont modifiées en conséquence,
  • en 2006, le film Molly : An American Girl on the Home Front sort simultanément sur Disney Channel et en DVD,
  • en 2008 : « Kit Kittredge, journaliste en herbe » (Kit Kittredge : An American Girl en version originale) sort sur les écrans,
  • en 2009 « Les malheurs de Crissa » (Chrissa Stands Strong en version originale) est diffusé sur HBO et plus tard édité en DVD.

(*les traductions proposées pour les titres de film sont les traductions officielles pour la France d’après IMDB)

D’autres produits sont quant à eux retirés du marché. C’est le cas de :

  • La poupée Felicity Merrimann en 2002, qui sera finalement de nouveau commercialisée dès 2005,
  • les « American Girl Mini’s » en 2003 qui auront eu une vie très courte,
  • la collection « Girls of Many Lands » en 2005,
  • Les poupées Samantha Parkington et Nellie O’Malley en 2009.

Enfin, on peut également noter, au cours de cette décennie, le lancement des « Bitty Twins » en 2003, la création de l’American Girl Club en 2004 (qui ferme ses portes seulement deux ans plus tard, en 2006) et l’ouverture de plusieurs nouvelles boutiques : en 2003,  à New-York, en 2006 à Los Angeles en Californie, en 2007 à Dallas au Texas et Atlanta en Géorgie, et en 2008 à Natick dans le Massachusetts et Minneapolis dans le Minnesota.

Les années 2010…

Au début des années 2010, on note peu de changements majeurs. Les « filles de l’année » continuent de se succéder au rythme d’une nouvelle poupée par an, de nouvelles boutiques ouvrent, certains articles sont retirés de la vente… mais globalement, la marque ne propose aucune réelle innovation par rapport à ce qu’elle faisait avant. On peut imaginer qu’avec les années et l’expérience, les responsables ont trouvé ce qui plaisait vraiment au public et ressentent moins le besoin d’expérimenter dans tous les sens.

Malgré cette absence de faits marquants, résumons tout de même brièvement les événements de cette première moitié de la décennie. Tout d’abord, la marque met très clairement l’accent sur les boutiques qui ouvrent dans de nombreuses villes des Etats-Unis :

  • en 2010, à Denver dans le Colorado et  Kansas City au Kansas,
  • en 2011, à Washington DC et Seattle dans l’Etat de Washington,
  • en 2012, à St. Louis dans le Missouri, Houston au Texas et Miami en Floride,
  • en 2013, à Columbus dans l’Ohio et San Francisco en Californie,
  • en 2014, à Charlotte en Caroline du Nord et Orlando en Floride,
  • en 2015, à Nashville dans le Tennessee et Scottsdale en Arizona.

La marque ouvre également des points de vente physiques au Canada en 2014 : à Toronto et Ottawa dans l’Ontario, ainsi qu’à Vancouver en Colombie Britannique.

En outre, à côté de ces boutiques permanentes, plusieurs boutiques éphémères ouvrent leurs portes un peu partout (et même à Hawaï en 2014-2015). Le but est alors de faire une étude de marché grandeur nature.

Par ailleurs, de nouveaux personnages historiques (Historical Characters en version originale, renommés BeForever en 2014) continuent de voir le jour :

  • l’année 2011 voit arriver Mari-Grace Gardner et Cécile Rey deux fillettes qui vivent à la Nouvelle-Orléans dans les années 1850,
  • en 2014, la poupée Samantha Parkington et son univers sont réédités,
  • en 2015, c’est au tour de Maryellen Larkin de faire son entrée. Elle représente les années 1950,
  • en 2016, Melody Ellison voit le jour. Fan de musique, elle représente les années 1960, et la lutte contre la ségrégation,
  • en 2017, la poupée Felicity Merriman, précédemment archivée est rééditée pour la troisième fois avec une toute nouvelle tenue de présentation. Une autre poupée historique est mise sur le marché la même année : Nanea Mitchell, fillette vivant à Hawaï au moment du bombardement de Pearl Harbor
  • en 2018, la réédition de la mythique Molly McIntire est annoncée pour la fin de l’année. Mais pour la première fois, la poupée ne sera pas directement vendue par la marque. Il s’agit d’un modèle produit en exclusivité pour Costco, une chaîne de magasins pratiquant des prix bas grâce aux très forts volumes commercialisés et fonctionnant par adhésion préalable, (d’ailleurs implantée depuis peu en France).
Les Wellie Wishers, nouveauté American Girl de l’année 2016

En 2016, la marque lance une nouvelle gamme de poupées tout en vinyle destinées à un public plus jeune : les Wellie Wishers tandis que les Bitty Twins font leurs adieux au public.

Le retrait de certains articles (la marque parle d' »archivage ») se poursuit avec :

  • en 2010, Kirsten Larson
  • en 2011, Felicity Merriman (2ème version) et Elizabeth Cole,
  • en 2014, Molly McIntire, Emily BennettCécile Rey, Marie-grace Gardner, Ivy Ling et Ruthie Smithens suite à l’arrêt de la collection « Best Friends « ,
  • en 2016, Caroline Abbott.

Enfin, les DVDs des films tournés les années précédentes sont réédités en version collector (en 2011), tandis que quatre nouveaux films* sont diffusés:

  • en 2012, c’est la poupée « fille de l’année » qui est à l’honneur dans le film « Graine de championne » (McKenna shoots for the stars en version originale) sorti en DVD puis à la télévision sur la chaîne NBC,
  • en 2013, le film « Les couleurs de l’amitié » (Saige Paints the Sky en version originale) sort en DVD puis à la télévision sur la chaîne NBC,
  • en 2014, « Une ballerine dans la lumière » (Isabelle dances into the spotlight en version originale) sort en DVD puis sur Disney Channel,
  • en 2015, c’est au tour de Grace Stirs Up Success.
  • enfin, en 2016 Lea to the rescue sort en DVD et Blu-Ray.

(* les traductions proposées pour les titres de film sont les traductions officielles pour la France d’après IMDB).

A partir de 2017, un nouvel élan est donné à la marque. Annonces et nouveautés se succèdent à un rythme effréné, soulevant presque à chaque fois polémiques et controverses en tous genres.

Quelques nouveautés American Girl de la fin des années 2010

Début 2017, une nouvelle gamme est lancée, les « Contemporary Dolls« . Il s’agit de poupées actuelles ayant leur propres histoires mais qui diffèrent des poupées « Girl of the Year » par deux aspect : leur commercialisation, bien qu’éphémère ne colle pas à l’année civile et ces poupées ne représentent plus des fillettes de 8-10 ans mais des ados de 12-13 ans. C’est ainsi que la musicienne Tenney Grant et son ami Logan Everett voient le jour avant de quitter les rayons un an plus tard. Leurs mains, différentes de celles des autres poupées ont été conçues pour pouvoir tenir les divers instruments de musique qui font partie de leur collection.

Le public les réclamait depuis des années, certaines fans allant jusqu’à re-perruquer leurs poupées : des poupées garçons voient enfin le jour à partir de Noël 2017. Il s’agit tout d’abord de Logan Everett, ami de Tenney Grant, comme nous venons de le voir. Puis quelques mois plus tard, 4 autres garçons sont commercialisés au sein de la gamme Truly Me. Cependant, aucun nouveau moule n’a été dessiné. C’est le moule à bouche fermé initialement créé pour la poupée Kaya légèrement modifié qui est utilisé.

C’est à ce moment là que les fortes polémiques commencent. Certains ont vu dans ce choix une forme de racisme : si le moule de Kaya a été choisi c’est que les designers de la marque estiment qu’elle (et donc les Native Americans dans leur ensemble) a des traits plus masculins que les autres poupées. Ce choix serait aussi une forme de mépris envers sa culture (Kaya ferme la bouche car il est tabou chez les Nez-Percés de montrer ses dents).

La seconde poupée contemporaine à voir le jour en 2017 est Z Yang. Une ado geek qui réalise des films en stop-motion. Elle est également archivée en 2018.

Côté nouveautés, on note aussi en 2017 l’apparition de poupées sans cheveux « Dolls without hair« . Disponibles depuis longtemps sur commande, ces poupées font désormais partie de la collection permanente de la marque et sont directement disponibles sur le site de la marque et en boutiques. La marque a toujours souhaité représenter les petites américaines, toutes les petites américaines, dans leur diversité. Ainsi que ce soit suite à un traitement médicamenteux ou à cause d’une alopécie congénitale, les fillettes ayant perdu leur cheveux peuvent avoir une poupée qui leur ressemble vraiment.

Toujours la même année, la gamme « Create your Own » pousse la personnalisation et l’identification encore plus loin puisqu’il est désormais possible de concevoir sa poupée des pieds à la tête directement en ligne avant de la faire fabriquer sur commande. Comptez-un délai de trois semaine pour la production de cette poupée sur mesure.

J’évoquais en début de section les nombreuses polémiques suscitées par les dernières décisions commerciales de la marque. En voici quelques unes parmi les plus marquantes.

En 2017, toujours, American Girl décide de modifier le corps en toile de ses poupées pour y coudre les culottes qui font donc désormais partie intégrante de la poupée. L’argument avancé était que ce sous-vêtement est compliqué à enfiler pour les plus jeunes et par conséquent souvent perdu. La levée de bouclier a été immédiate et totale à tel point qu’au bout de quelques semaines, la marque a dû faire machine arrière. Les lots produits ont été commercialisés mais la production de ces nouveaux corps a immédiatement cessé. Ces poupées sont aujourd’hui de véritables collectors.

Les détracteurs les plus engagés estimaient que ce changement allait perturber le jeu des enfants : la poupée ne pourrait plus se déshabiller complètement avant de faire sa toilette et serait condamner à porter la même petite culotte jour après jour ! Ils ont également avancé l’argument que cette modification était juste une stratégie financière menée par la marque : en modifiant ainsi le corps de base à la licence déposée par Götz, Mattel n’aurait plus à payer de royalties à la marque allemande.

Il a également été reproché à la marque de ne pas assez représenter la diversité ethnique et culturelle de la population américaine. Si l’on trouve des poupées noires parmi les personnages historiques ou au sein de la gamme « Truly Me », les héroïnes ordinaires du quotidien des fillettes modernes sont bien trop blanches et blondes pour de nombreux critiques. Un communiqué de presse est sorti pour rassurer le public, deux poupées « Girl of the Year » issues de la diversité ont été commercialisées mais la polémique refait régulièrement surface. On peut par exemple lire que moins de soin leur serait apporté par la marque qui les commercialiserait uniquement pour calmer les critiques.

Enfin, en 2017 (quelle année riche en annonces et nouveautés !) American Girl annonce qu’une sélection des ses produits serait désormais disponible dans un certain nombre de boutiques Toys’r’us du continent américain. A cette occasion, de nouvelles boîtes vitrines sont également utilisées pour les poupées. Certains ont vu dans ce changement de packaging accompagné d’un partenariat avec le géant du jouet de grande distribution comme une trahison, un signe de baisse de qualité. La marque a d’ailleurs très vite renoncé à ses nouvelles boîtes.

Que nous réserve American Girl pour cette année et les décennies à venir ? Je n’ai aucun moyen de le prédire mais je ne manquerai pas de vous tenir informés.

Source : Wikia.

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Une (brève) histoire des poupées « American Girl » – Partie 1

Pendant deux semaines, je vous propose de découvrir l’histoire d’une grande marque de poupées américaines : les poupées American Girl. Cette semaine, nous nous plongeons dans les années 1980-1990…

Les années 1980…

Tout commence en 1984, lorsque Pleasant Rowland visite l’écomusée « Colonial Williamsburg« , en Virginie, qui retrace la vie quotidienne d’une ville américaine à l’époque coloniale.

Les visiteurs déambulent au milieu d’authentiques bâtiments historiques, tandis que des guides en costume perpétuent devant eux des gestes et traditions du passé.

Cette visite marque énormément l’institutrice Pleasant Rowland qui est très étonnée de l’absence d’ouvrages pour enfants à la boutique du musée.

Elle se dit alors que les petites filles américaines seraient sans doute beaucoup plus intéressées par l’histoire de leur pays, si on leur racontait au travers d’ouvrages spécialement conçues pour elles, autour de personnages auxquels elles pourraient facilement s’identifier.

Le Noël suivant, Pleasant Rowland cherche des poupées à offrir à ses jeunes nièces de 8 et 10 ans mais rien de ce qu’elle trouve dans les magasin ne la satisfait. La plupart des poupées alors vendues étaient des mannequins de type Barbie représentant des jeunes femmes adultes ou alors des personnages humoristiques peu réalistes (et pas du tout à son goût) comme les Cabbage Patch Kids. Aucune poupée alors vendue en magasin n’était réellement à l’image des petites filles à qui elles étaient destinées.

C’est de ce double constat qu’en 1986, naissent les premières poupées « American Girl », à Middleton dans le Wisconsin. D’abord fabriquées par Götz en Allemagne, leur production connait par la suite plusieurs délocalisations. Ces premières poupées ont un corps articulé en tissu blanc et sont commercialisées sous la marque Pleasant Company. Elles représentent des fillettes de 10 ans et sont destinées aux enfants de 8 à 12 ans.

Cette première année, trois poupées représentant trois époques et trois épisodes de l’histoire américaine voient le jour :

  • Kirsten Larson fille de pionniers suédois établis dans le Minnesota en 1844,
  • Samantha Parkington orpheline new-yorkaise élevée par sa riche grand-mère en 1904,
  • et Molly McIntire, petite fille de l’Illinois en 1944, pendant la Seconde Guerre Mondiale.

A ce moment-là, les poupées sont exclusivement vendues par correspondance à un panel d’acheteurs ciblés. Chaque poupée est livrée avec son trousseau historiquement conforme ainsi que trois romans relatant ses aventures. Dans ces romans Pleasant Rowland n’hésite pas à aborder des thèmes tels que l’esclavage, le travail des enfants, la pauvreté…

En 1988, il est désormais possible de commander des tenues pour fillettes à l’image des tenues portées par les poupées et en 1989, divers projets de travaux manuels autour des poupées sont lancés (patrons de couture et idées de bricolages).

Les années 1990…

En 1990, Pleasant Rowland crée un poupon représentant un nouveau-né non sexué, au corps en tissu comme les American Girl, mais non articulé. Il s’appelle « Our New Baby« . Pour l’habiller, diverses tenues sont vendues en version fille et en version garçon pour s’adapter au choix de chaque enfant. Ce poupon est accompagné d’un petit livre éducatif censé aider les plus jeunes à s’habituer à l’arrivée d’un nouveau bébé dans la famille. En 1995, il est renommé « Bitty Baby« .

Au cours de la décennie, plusieurs autres poupées historiques voient également le jour :

  • en 1991Felicity Merriman représentant l’année 1774 et la période de la Révolution américaine. A partir de cette date, le corps des poupées est désormais en tissu couleur chair, afin de s’adapter à des tenues plus décolletées.
  • en 1993Addy Walker, une jeune esclave courageuse en 1864,
  • et en 1997 Josefina Montoya, habitante du Nouveau-Mexique en 1824, avant que ce territoire ne devienne un Etat américain.

En 1992, les poupées confiées à l’hôpital pour réparation sont renvoyées chez elles en chemise d’hôpital et accompagnées de petits souvenirs de leur séjour. La même année voit le lancement de l’American Girl Magazine, une revue bimensuelle à destination des fillettes de 8 à 12 ans.

En 1995, une nouvelle collection voit le jour : « American Girl of Today« . Cette collection va régulièrement changer de nom au fil des ans : « American Girl Today » en 1998, « Just Like You » en 2006, « My American Girl » en 2010 et enfin « Truly Me » depuis 2015.

Enfin, dès 1998, il est possible de commander les poupées en ligne sur le site internet de la compagnie, lancé l’année d’avant tandis qu’une première boutique physique ouvre à Chicago dans l’Illinois. La même année, Pleasant Rowland revend sa société au géant du jouet Mattel (qui avait d’ailleurs racheté Corolle quelques années plus tôt).

Histoire à suivre…

Sources : Wikia, Par amour des poupées, How we got started.

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Mickey et Minnie – Mattel – 1989

En 1989, Mattel a utilisé les célèbres souris de Walt Disney pour apprendre aux tout petits à lacer leurs chaussures, utiliser une fermeture-éclair et bien d’autres choses encore.

A la maison, c’est Mickey qui occupait cette fonction.

Mickey – Photo : collection privée

Il a été beaucoup câliné, trop peut-être, alors son nez et ses oreilles sont usés.

Les stigmates de câlins répétés – Photo : collection privée

Depuis une petite vingtaine d’années, Mickey est à la retraite, bien au chaud dans son landau de poupée.

Mais depuis quelque temps déjà il s’ennuyait un peu.

Tout récemment, en mars dernier, au festival européen de la poupée à Salon-de-Provence, sur le stand de Remise en jeu, un atelier de jouet solidaire à Eguilles (13) et Vitrolles (13), Minnie nous attendait, toute belle, dans sa petite robe rose.

Minnie – Photo : collection particulière

Et c’est ainsi qu’elle a été adoptée pour tenir compagnie à Mickey.

Enfin réunis - Photo collection paticulière
Enfin réunis – Photo : collection particulière

Mickey et Minnie sont en jersey bourré ; leurs têtes sont en vinyle. Ils mesurent 45 cm.

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Retour de salon à Salon

Aujourd’hui se tenait à Salon de Provence, le festival européen de la poupée.

Il me semble que cette année, les stands étaient moins richement garnis que ceux de l’année dernière.

J’y ai toutefois fait une belle récolte de Clodrey et autres jolies poupées. J’ai aussi acheté trois catalogues Corolle qui n’apparaissent pas sur la photo.

Un butin varié. Photo : collection particulière

Je vous présenterai individuellement chacune de ces trouvailles au cours des prochaines semaines.

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