
Mistigri est une petite poupée Clodrey de 32 cm. Elle apparaît dans les magasins de jouets en 1969. L’une des cartes postales promotionnelles éditées cette année-là lui est consacrée.

Mistigri est une petite poupée Clodrey de 32 cm. Elle apparaît dans les magasins de jouets en 1969. L’une des cartes postales promotionnelles éditées cette année-là lui est consacrée.
Aujourd’hui, je vous propose de découvrir la suite de l’histoire des poupées « American Girl ». La semaine dernière, nous avons vu les événements marquants des années 1980 et 1990, de la naissance de ces poupées jusqu’au rachat de la société par Mattel. Aujourd’hui, intéressons-nous à deux décennies plus proches de nous…
Deux ans après avoir vendu sa société à Mattel, Pleasant Rowland se retire totalement de la direction du groupe qui sera officiellement renommé « American Girl » en 2004.
En 2000, est également lancée une nouvelle gamme : « American Girl Mini’s » . Il s’agit de vitrines miniatures représentant des chambres de poupée aux styles très variés que l’on pouvait acheter complètes ou à composer soi-même à partir de kits d’accessoires.
La décennie 2000 est globalement riche en créations et changements avec tout d’abord le lancement des éphémères poupées de la collection « Girl of the Year » . La première poupée de cette série sort à l’été 2001 et est commercialisée jusqu’en 2002. Elle s’appelle Lindsey Bergman. La poupée suivante sort en 2003 et dès 2005, une nouvelle poupée voit le jour tous les ans. Cette série existe encore aujourd’hui et de futurs articles vous présenteront individuellement chacune de ces poupées.
Les années 2000 voient aussi arriver de nouveaux personnages historiques :

On note également la sortie de plusieurs films* mettant en scène les aventures de certaines poupées :
(*les traductions proposées pour les titres de film sont les traductions officielles pour la France d’après IMDB)
D’autres produits sont quant à eux retirés du marché. C’est le cas de :
Enfin, on peut également noter, au cours de cette décennie, le lancement des « Bitty Twins » en 2003, la création de l’American Girl Club en 2004 (qui ferme ses portes seulement deux ans plus tard, en 2006) et l’ouverture de plusieurs nouvelles boutiques : en 2003, à New-York, en 2006 à Los Angeles en Californie, en 2007 à Dallas au Texas et Atlanta en Géorgie, et en 2008 à Natick dans le Massachusetts et Minneapolis dans le Minnesota.
Au début des années 2010, on note peu de changements majeurs. Les « filles de l’année » continuent de se succéder au rythme d’une nouvelle poupée par an, de nouvelles boutiques ouvrent, certains articles sont retirés de la vente… mais globalement, la marque ne propose aucune réelle innovation par rapport à ce qu’elle faisait avant. On peut imaginer qu’avec les années et l’expérience, les responsables ont trouvé ce qui plaisait vraiment au public et ressentent moins le besoin d’expérimenter dans tous les sens.
Malgré cette absence de faits marquants, résumons tout de même brièvement les événements de cette première moitié de la décennie. Tout d’abord, la marque met très clairement l’accent sur les boutiques qui ouvrent dans de nombreuses villes des Etats-Unis :
La marque ouvre également des points de vente physiques au Canada en 2014 : à Toronto et Ottawa dans l’Ontario, ainsi qu’à Vancouver en Colombie Britannique.
En outre, à côté de ces boutiques permanentes, plusieurs boutiques éphémères ouvrent leurs portes un peu partout (et même à Hawaï en 2014-2015). Le but est alors de faire une étude de marché grandeur nature.
Par ailleurs, de nouveaux personnages historiques (Historical Characters en version originale, renommés BeForever en 2014) continuent de voir le jour :

En 2016, la marque lance une nouvelle gamme de poupées tout en vinyle destinées à un public plus jeune : les Wellie Wishers tandis que les Bitty Twins font leurs adieux au public.
Le retrait de certains articles (la marque parle d' »archivage ») se poursuit avec :
Enfin, les DVDs des films tournés les années précédentes sont réédités en version collector (en 2011), tandis que quatre nouveaux films* sont diffusés:
(* les traductions proposées pour les titres de film sont les traductions officielles pour la France d’après IMDB).
A partir de 2017, un nouvel élan est donné à la marque. Annonces et nouveautés se succèdent à un rythme effréné, soulevant presque à chaque fois polémiques et controverses en tous genres.

Début 2017, une nouvelle gamme est lancée, les « Contemporary Dolls« . Il s’agit de poupées actuelles ayant leur propres histoires mais qui diffèrent des poupées « Girl of the Year » par deux aspect : leur commercialisation, bien qu’éphémère ne colle pas à l’année civile et ces poupées ne représentent plus des fillettes de 8-10 ans mais des ados de 12-13 ans. C’est ainsi que la musicienne Tenney Grant et son ami Logan Everett voient le jour avant de quitter les rayons un an plus tard. Leurs mains, différentes de celles des autres poupées ont été conçues pour pouvoir tenir les divers instruments de musique qui font partie de leur collection.
Le public les réclamait depuis des années, certaines fans allant jusqu’à re-perruquer leurs poupées : des poupées garçons voient enfin le jour à partir de Noël 2017. Il s’agit tout d’abord de Logan Everett, ami de Tenney Grant, comme nous venons de le voir. Puis quelques mois plus tard, 4 autres garçons sont commercialisés au sein de la gamme Truly Me. Cependant, aucun nouveau moule n’a été dessiné. C’est le moule à bouche fermé initialement créé pour la poupée Kaya légèrement modifié qui est utilisé.
C’est à ce moment là que les fortes polémiques commencent. Certains ont vu dans ce choix une forme de racisme : si le moule de Kaya a été choisi c’est que les designers de la marque estiment qu’elle (et donc les Native Americans dans leur ensemble) a des traits plus masculins que les autres poupées. Ce choix serait aussi une forme de mépris envers sa culture (Kaya ferme la bouche car il est tabou chez les Nez-Percés de montrer ses dents).
La seconde poupée contemporaine à voir le jour en 2017 est Z Yang. Une ado geek qui réalise des films en stop-motion. Elle est également archivée en 2018.
Côté nouveautés, on note aussi en 2017 l’apparition de poupées sans cheveux « Dolls without hair« . Disponibles depuis longtemps sur commande, ces poupées font désormais partie de la collection permanente de la marque et sont directement disponibles sur le site de la marque et en boutiques. La marque a toujours souhaité représenter les petites américaines, toutes les petites américaines, dans leur diversité. Ainsi que ce soit suite à un traitement médicamenteux ou à cause d’une alopécie congénitale, les fillettes ayant perdu leur cheveux peuvent avoir une poupée qui leur ressemble vraiment.
Toujours la même année, la gamme « Create your Own » pousse la personnalisation et l’identification encore plus loin puisqu’il est désormais possible de concevoir sa poupée des pieds à la tête directement en ligne avant de la faire fabriquer sur commande. Comptez-un délai de trois semaine pour la production de cette poupée sur mesure.
J’évoquais en début de section les nombreuses polémiques suscitées par les dernières décisions commerciales de la marque. En voici quelques unes parmi les plus marquantes.
En 2017, toujours, American Girl décide de modifier le corps en toile de ses poupées pour y coudre les culottes qui font donc désormais partie intégrante de la poupée. L’argument avancé était que ce sous-vêtement est compliqué à enfiler pour les plus jeunes et par conséquent souvent perdu. La levée de bouclier a été immédiate et totale à tel point qu’au bout de quelques semaines, la marque a dû faire machine arrière. Les lots produits ont été commercialisés mais la production de ces nouveaux corps a immédiatement cessé. Ces poupées sont aujourd’hui de véritables collectors.
Les détracteurs les plus engagés estimaient que ce changement allait perturber le jeu des enfants : la poupée ne pourrait plus se déshabiller complètement avant de faire sa toilette et serait condamner à porter la même petite culotte jour après jour ! Ils ont également avancé l’argument que cette modification était juste une stratégie financière menée par la marque : en modifiant ainsi le corps de base à la licence déposée par Götz, Mattel n’aurait plus à payer de royalties à la marque allemande.
Il a également été reproché à la marque de ne pas assez représenter la diversité ethnique et culturelle de la population américaine. Si l’on trouve des poupées noires parmi les personnages historiques ou au sein de la gamme « Truly Me », les héroïnes ordinaires du quotidien des fillettes modernes sont bien trop blanches et blondes pour de nombreux critiques. Un communiqué de presse est sorti pour rassurer le public, deux poupées « Girl of the Year » issues de la diversité ont été commercialisées mais la polémique refait régulièrement surface. On peut par exemple lire que moins de soin leur serait apporté par la marque qui les commercialiserait uniquement pour calmer les critiques.
Enfin, en 2017 (quelle année riche en annonces et nouveautés !) American Girl annonce qu’une sélection des ses produits serait désormais disponible dans un certain nombre de boutiques Toys’r’us du continent américain. A cette occasion, de nouvelles boîtes vitrines sont également utilisées pour les poupées. Certains ont vu dans ce changement de packaging accompagné d’un partenariat avec le géant du jouet de grande distribution comme une trahison, un signe de baisse de qualité. La marque a d’ailleurs très vite renoncé à ses nouvelles boîtes.
Que nous réserve American Girl pour cette année et les décennies à venir ? Je n’ai aucun moyen de le prédire mais je ne manquerai pas de vous tenir informés.
Source : Wikia.
Comme Isabelle, Marielle est une grande poupée Gégé vendue dans la série Prestige. Elle mesure 50 cm.

Pendant deux semaines, je vous propose de découvrir l’histoire d’une grande marque de poupées américaines : les poupées American Girl. Cette semaine, nous nous plongeons dans les années 1980-1990…

Tout commence en 1984, lorsque Pleasant Rowland visite l’écomusée « Colonial Williamsburg« , en Virginie, qui retrace la vie quotidienne d’une ville américaine à l’époque coloniale.
Les visiteurs déambulent au milieu d’authentiques bâtiments historiques, tandis que des guides en costume perpétuent devant eux des gestes et traditions du passé.
Cette visite marque énormément l’institutrice Pleasant Rowland qui est très étonnée de l’absence d’ouvrages pour enfants à la boutique du musée.
Elle se dit alors que les petites filles américaines seraient sans doute beaucoup plus intéressées par l’histoire de leur pays, si on leur racontait au travers d’ouvrages spécialement conçues pour elles, autour de personnages auxquels elles pourraient facilement s’identifier.
Le Noël suivant, Pleasant Rowland cherche des poupées à offrir à ses jeunes nièces de 8 et 10 ans mais rien de ce qu’elle trouve dans les magasin ne la satisfait. La plupart des poupées alors vendues étaient des mannequins de type Barbie représentant des jeunes femmes adultes ou alors des personnages humoristiques peu réalistes (et pas du tout à son goût) comme les Cabbage Patch Kids. Aucune poupée alors vendue en magasin n’était réellement à l’image des petites filles à qui elles étaient destinées.
C’est de ce double constat qu’en 1986, naissent les premières poupées « American Girl », à Middleton dans le Wisconsin. D’abord fabriquées par Götz en Allemagne, leur production connait par la suite plusieurs délocalisations. Ces premières poupées ont un corps articulé en tissu blanc et sont commercialisées sous la marque Pleasant Company. Elles représentent des fillettes de 10 ans et sont destinées aux enfants de 8 à 12 ans.

Cette première année, trois poupées représentant trois époques et trois épisodes de l’histoire américaine voient le jour :
A ce moment-là, les poupées sont exclusivement vendues par correspondance à un panel d’acheteurs ciblés. Chaque poupée est livrée avec son trousseau historiquement conforme ainsi que trois romans relatant ses aventures. Dans ces romans Pleasant Rowland n’hésite pas à aborder des thèmes tels que l’esclavage, le travail des enfants, la pauvreté…
En 1988, il est désormais possible de commander des tenues pour fillettes à l’image des tenues portées par les poupées et en 1989, divers projets de travaux manuels autour des poupées sont lancés (patrons de couture et idées de bricolages).
En 1990, Pleasant Rowland crée un poupon représentant un nouveau-né non sexué, au corps en tissu comme les American Girl, mais non articulé. Il s’appelle « Our New Baby« . Pour l’habiller, diverses tenues sont vendues en version fille et en version garçon pour s’adapter au choix de chaque enfant. Ce poupon est accompagné d’un petit livre éducatif censé aider les plus jeunes à s’habituer à l’arrivée d’un nouveau bébé dans la famille. En 1995, il est renommé « Bitty Baby« .

Au cours de la décennie, plusieurs autres poupées historiques voient également le jour :
En 1992, les poupées confiées à l’hôpital pour réparation sont renvoyées chez elles en chemise d’hôpital et accompagnées de petits souvenirs de leur séjour. La même année voit le lancement de l’American Girl Magazine, une revue bimensuelle à destination des fillettes de 8 à 12 ans.
En 1995, une nouvelle collection voit le jour : « American Girl of Today« . Cette collection va régulièrement changer de nom au fil des ans : « American Girl Today » en 1998, « Just Like You » en 2006, « My American Girl » en 2010 et enfin « Truly Me » depuis 2015.
Enfin, dès 1998, il est possible de commander les poupées en ligne sur le site internet de la compagnie, lancé l’année d’avant tandis qu’une première boutique physique ouvre à Chicago dans l’Illinois. La même année, Pleasant Rowland revend sa société au géant du jouet Mattel (qui avait d’ailleurs racheté Corolle quelques années plus tôt).
Histoire à suivre…
Sources : Wikia, Par amour des poupées, How we got started.

Odile est une poupée Clodrey de 35 cm tout en polyflex.