Christophe – Gégé – 1972-1976

Christophe est un bébé vivant ; son mécanisme électrique Gégé breveté tous pays lui permet de crier quand il a faim et de remuer les lèvres en tétant son biberon.

Gégé a obtenu l’oscar du jouet 1972 pour ce formidable poupon.

Christophe, un bébé vivant 

Christophe est un bébé Gégé de 54 cm marqué dans la nuque  Gégé CP2LM et dans le dos CAA3.

Sa tête et ses membres sont en vinyle et son corps en polystyrène. Il est monté par emboîtement.

Christophe de 1973 

Ses yeux sont dormeurs et ses cheveux coiffés à la mode des seventies sont implantés. Ses sourcils sont modernes, c’est à dire dessinés de trois traits.

Au cours des cinq années qu’il est resté au catalogue, Christophe a conservé le même visage. Seuls ses yeux ont changé en 1976, ils sont alors tout à fait semblables à ceux de sa grande soeur Caroline, la dernière, celle dont le moule de tête est le même que celui de Christophe.

En revanche ses mains ont évolué. Ainsi en 1972, Christophe a les mains ouvertes. A partir de 1973, sa main droite est fermée et sa main gauche reste ouverte. La position de sa main gauche va aussi évoluer. En 1973, elle est orientée vers le bas tandis qu’à partir de 1974, elle est orientée vers la droite

Christophe de 1974 ou 1975 

En 1975, Gégé assurait la célébrité de son si joli bébé par une publicité télévisée.

De 1972 à 1976, Christophe a toujours été vêtu d’un ensemble tricoté composé d’un pull, d’une culotte, d’un bonnet et de chaussons. Seuls les coloris de cette tenue variaient d’une année à l’autre, pastel les premières années, vif les années suivantes.

Le pull et le bonnet portés par mes deux Christophe ne sont pas les leurs mais ceux de Christophe de 1976. La culotte et les chaussons sont rapportés.

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Les Caroline – Gégé – De 1957 à 1976

Plusieurs poupées Gégé ont reçu le prénom de Caroline. Ce sont toujours des poupées de très grande qualité.

La première est celle qui a été offerte à la princesse de Monaco pour sa naissance. Il s’agit d’un modèle unique créé spécialement pour l’occasion.

Mais les plus connues de toutes sont sans doute les poupées à fonction.

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Mes Caroline, de la plus ancienne à la plus récente

La première est apparue au catalogue en 1962. Elle ne marche pas mais parle grâce à un système sous licence Mattel. La poupée avait une tirette dans le dos et un haut parleur sur le ventre et lorsque la petite fille actionnait la tirette, la poupée pouvait prononcer plusieurs phrases. Le système avait été mis au point par Matell pour Chatty Cathy. La première Daisy de Clodrey ainsi qu’une poupée allemande de marque Schildkrött fonctionnaient de la même manière.

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La première Caroline Gégé à fonction

Cette poupée est marquée dans la nuque : Gégé 2 PL et dans le dos : 2 A made in France.

Elle mesure 60 cm, a des yeux dormeurs bleus, de longs cheveux implantés gris avec des mèches plus claires. Ses sourcils sont classiques.

Sa tête est en plastisol, ses membres en polyethylène et son corps en polystyrène. Tête et membres sont élastiqués au corps.

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Caroline Gégé de 1962

Caroline est vêtue d’origine ; sa coiffure a été reconstituée à l’identique.

En 1963, la même poupée figure au catalogue mais dans une autre tenue.

De 1964 à 1966, Caroline change de tête ; elle prend le moule BC3 mais conserve le même mécanisme parleur. Elle ne marche toujours pas.

Cette poupée ne fait pas encore partie de ma collection.

A partir de 1967 et jusqu’en 1976, Caroline parle, chante et marche grâce à deux systèmes électriques brevetés Gégé. Elle est chaque année l’une des vedettes du catalogue.

Jusqu’en 1972, les deux systèmes électriques, le parleur et le marcheur, étaient indépendants. Les poupées ne pouvaient pas parler et marcher simultanément.

Au cours de ses dix années d’existence, Caroline a changé plusieurs fois de tête, le mécanisme a évolué et les paroles prononcées ont changé elles aussi, mais la poupée reste globalement la même.

Il semblerait que, les années de transition, les deux modèles (l’ancien et le nouveau) coexistaient.

Le premier modèle a figuré aux catalogues entre 1967 et 1970.

Voici Caroline dans l’une de ses luxueuses tenues de 1967. Sa coiffure constituée de deux petites nattes liées sur le sommet du crâne est très originale.

Caroline luxueusement vêtue en 1967

Cette Caroline est marquée dans la nuque : Gégé BD3M et dans le dos Gégé breveté.

Elle mesure 59 cm. Sa tête et ses bras en plastisol sont emboîtés à son corps en polyethylène ; ses jambes en polystyrène peint sont vissées.

Ses longs cheveux en clorène sont implantés et ses yeux sont dormeurs. Ses sourcils sont classiques.

En 1968, elle change de tenue mais conserve le même visage.

Caroline dans sa tenue d’origine de 1968

Le manteau jaune que porte la poupée ci-dessus était disponible dans une grande variété de coloris.

Cette demoiselle marche et parle toujours très bien. Elle dit :« Je m’appelle Caroline. Regarde comme je marche bien. Je sais aussi chanter. » et chante « au clair de la lune ».

Voici maintenant deux Caroline apparues au catalogue en 1969 ou 1970 et qui y sont restées jusqu’en 1971.

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Deux Caroline de 1970-71

Caroline a changé de visage ; elle porte désormais le moule de tête Gégé BF 32  inscrit dans la nuque; elle est marquée dans le dos Gégé breveté Co2. Ses cheveux sont plus soyeux.

A l’exception du visage, Caroline est tout à fait semblable à sa soeur aînée.

Ces deux poupées ne sont pas vêtues d’origine. Toutefois celle de droite a conservé ses chaussures.

Celle de gauche porte un ensemble pantalon d’époque, et celle de droite un pantalon Gégé et une veste d’une autre Caroline dont je vous dirai quelques mots à la fin de ce billet.

Toutes deux marchent, parlent et chantent encore très bien. Comme leurs soeurs aînées, elles disent : « Je m’appelle Caroline. Regarde comme je marche bien. Je sais aussi chanter » et chantent « au clair de la lune ».

Enfin, je vous présente ma petite dernière, celle dont le moule de tête a été utilisé de 1972 jusqu’au dernier catalogue de la marque, paru en 1976.

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Un visage plus moderne

Cette dernière Caroline porte le moule de tête CP2LM et est marquée dans le dos CO2.

Ses yeux bleus dormeurs sont modernes (ils permettent de dater la poupée présentée ci-dessus de 1976) ; ses sourcils sont dessinés de trois traits.

Cette dernière Caroline est un tout petit peu plus grande que ses soeurs aînées ; elle mesure 60 cm.

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La dernière Caroline (1972-76)

A la différence de ses aînées, elle pouvait parler ou chanter tout en marchant grâce à un système électrique entièrement renouvelé. Elle dit : « je suis Caroline, ta poupée chérie. Je suis belle avec mes longs cheveux soyeux, viens avec moi, je te chanterai une chanson » et chante : « il était une bergère ».

Comme les précédentes, sa tête et ses bras en vinyle sont emboîtés dans son corps en polyethylène ; ses jambes en polystyrène peint sont vissées.

Le costume que porte la poupée ci-dessus lui va très bien ; il pourrait s’agir de sa tenue d’origine mais aucune griffe ni étiquette ne me permet de l’affirmer. En 1976, au catalogue Manufrance, Caroline portait un pantalon à pattes d’éléphant avec pull à col roulé intégré et par dessus un débardeur assorti à un bonnet à pompon.

Pour terminer, je vous dirai juste un mot d’une autre Caroline. Cette poupée est seulement parlante. Vêtue comme l’héroïne des albums de Pierre Probst (dont la veste jaune portée à tort par ma Caroline de 1969-71 ci-dessus), elle racontait des histoires grâce à des disques interchangeables et sur sa boîte figurait le logo de l’ORTF. Je ne peux malheureusement pas vous en dire plus car cette poupée n’a pas encore croisé mon chemin.

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